Immoralité en col blanc – les méfaits de l’adoration du veau d’or

Publié le par HL

La banque au niveau planétaire

Le pirate attaque et coule les navires afin de piller leurs richesses pour son compte tandis que le corsaire attaque et coule des navires ennemis pour le compte de son armateur. On voit que si un pirate peut ancrer son bateau dans les eaux territoriales d'un pays, il peut se faire passer pour corsaire.

Dans le monde de la finance, c'est le cas de Goldman Sachs (mais probablement aussi des deux autres survivants JP Morgan et Meryl Lynch). Le livre de Marc Roche titré « La banque » peut résumer les activités: la banque est une mécanique formidablement intégrée parmi les dominants qui planifie de grands coups, tout en saisissant des opportunités mais toujours en servant d'abord son intérêt et par conséquent celui de ses actionnaires. Elle trahit qui il faut quand il faut pour assurer son hégémonie ou servir le plus offrant sans aucune vergogne. Comme tout prédateur elle est du plus pur cynisme quelle que soit leur ampleur quant aux conséquences pour les dominés.

La banque niveau local

L'exemple notoire, appris dans les grandes écoles de management vient de très loin mais la pratique est bien assimilée par les produits des facultés jusqu'au cœur de la France. Preuve s'il en fallait que l'idéologie est bien installée et que les valeurs sont établies dans l'ordre barbare : de l'argent avant l'Homme ; de l'avoir avant l'Être.

Fin août 2010, j'ai voulu emprunter pour développer mon entreprise individuelle tout en apurant des dettes sociales. Bien que je sois parfaitement solvable, que j'aie fini de rembourser un prêt identique et que je sois classé sensiblement mieux que la moyenne des travailleurs indépendants par l'organisme de vérification comptable (l'équivalent des agences de notation), ce prêt m'a été refusé.

Comme j'avais fait savoir que la décision me semblait avoir été prise sans critères, à la va vite, et signifiée avec désinvolture; moi qui travaille 60 heures par semaine pour vivre sans exploiter personne, je me suis permis de qualifier ces chefs d'agences plus soucieux de partir en congé que d'expliquer leurs décisions : d'employés nantis et inconséquents.

Pas de réponse de la direction du CIC Lyonnaise de banque sur le fond justifiant le refus du prêt.

Une rencontre avec un chef d'agence était destinée à me calmer voire à me culpabiliser (je n'aurais pas eu l'heur de plaire à une jeune chargée de clientèle dont le lait coule encore des narines – on ne me connaît pas à Vichy ou le CIC rue de Paris est comme chacun sait une banque indépendante très locale…) mais aucun critère clair d'attribution. Le fait du prince seul.

La véritable raison de ce refus ? Ce prêt n'intéressait tout simplement pas la banque : elle a besoin de renforcer ses fonds propres au mépris des injonctions gouvernementales de prêter, elle préfère des prêts sur des activités plus lucratives allant jusqu'à la spéculation casino des hedge-funds, elle ne veut pas consacrer trop de frais à un petit prêt. Mais tout cela c'est inavouable. Il est inavouable que les banques d'aujourd'hui ne travaillent plus pour leurs clients mais pour elles à travers leurs clients ; y compris en les assassinant. C'est ce qu'a fait le chef d'agence du CIC de Brignais (69) lorsqu'un mois plus tard, chahuté par une conjonction de charges professionnelles et personnelles j'ai manque de trésorerie. Là où une simple facilité de caisse aurait résolu le problème, là par vindicte mais aussi parce qu'il savait qu'il n'y aurait plus d'affaire possible, il a choisi le moment annoncé par mes soins de trésorerie le plus bas pour fermer mes comptes en plein maximum d'activité saisonnière. Heureusement que la loi me donnait deux mois de délais et que mon activité est bonne sans quoi c'était la cloche de bois. (les indépendants c'est précaire)

C'est du « petit Goldman Sachs » non pas pour l'échelle de taille mais parce que je n'ai pas été coulé alors que GS lui aurait réussi à « tuer » son client récalcitrant. Mais la banque est gagnante, au lieu d'avoir un petit entrepreneur sans patrimoine qui lui donne du travail et ne place pas beaucoup, elle peut se concentrer sur une clientèle plus fortunée. Ce n'est pas ainsi que l'on construit une activité économique, une collectivité. Mais de l'activité économique, de la cohésion de société, La banque comme le CIC s'en moque : tout ce qui l'intéresse c'est pomper sur ce qui existe. Peu importe que ce qui existe se rétrécisse comme peau de chagrin ; elle ira vampiriser ailleurs. Cette agence, cette banque ne sont plus un rouage moteur du tissu économique, c'est un parasite. Et toutes non pas le deviennent mais sont devenues des parasites ; sauf en France celles qui ont une culture de service public encore fraîche …. La Poste par exemple. Vive la France et vive le service public (managé, efficace et géré avec intégrité mais ce n'est pas le sujet)

 

L'avocat au niveau local

L'avocat Lyonnais Nolahcim vous accueille à 20 h le jour de votre appel parce qu'il y a urgence et que les emplois du temps sont chargés ; vous vous dites très bien : flexibilité comme moi

L'avocat accepte de mettre dans votre dossier de divorce ce que le précédent vous déconseillait espérant que son refus ferme en limite de délai vous forcerait lui céder. Vous vous dites très bien : lui au moins il comprend comme moi

Quand vous l'entendez critiquer le manque de précision du prédécesseur, vous vous dites bien que cela manque de professionnalisme et de retenue mais vous n'y voyez pas malice d'autant que vous ne savez pas ce qu'attend le juge.

Et quand il vous demande trois fois le prix habituel avant de commencer, vous ne faites pas attention au nom dont il affuble les 2000€, vous vous activez depuis l'étranger pour que votre banque vire la somme sur son compte et qu'il défende enfin correctement votre dossier.

Et le dossier au premier tour qui n'a que peu changé dans la forme vous satisfait sur le fond parce qu'il défend vraiment vos intérêts d'ailleurs la partie adverse se raidit et commet des fautes.

Quand arrive le deuxième tour, il ne vous dissuade pas comme le précédent de faire quoi que ce soit. Il se remet au travail après vous avoir demandé à nouveau presque trois fois le prix des avocats précédents. La sommes de 1700€ est une peu différente et vous vous demandez pourquoi mais vous vous dites qu'il n'y a plus d'ouverture de dossier puisqu'il le connaît déjà.

Mais quand vous donnez vos instructions et que vous n'avez pas de réponse, quand le premier clerc de l'avocat Nolahcim vous pose des questions de précision sur des dépenses dont le partage est déjà fait d'un commun accord, ou qu'il ne veut pas entendre que vous vivez recroquevillé en termes de dépense pour vous payer ses services et développer votre entreprise, là vous vous dites qu'il y a un drôle de changement.

Lorsque vous demandez à le voir, et qu'il vous accueille en rentrant de vacances au ski sans manifestement avoir préparé votre dossier vous préservez le relationnel mais vous doutez de lui.

Il n'en a cure parce que ce qui l'intéresse c'est le détail du détail. Vous protestez, vous ne voulez plus répondre, vous lui indiquez les questions importantes. Il ne veut plus rien entendre.

Vous vous dites qu'il va déposer cette mouture du dossier et qu'il faudra lui trouver un successeur aussitôt après ; il le pressent mais ne s'en ouvre pas.

Vous soupçonner alors qu'il y a une arrière-pensée à cette différence de comportement entre le premier et le deuxième tour et vous vous demandez si cela ne pourrait pas être une question d'argent. Vous demandez des confirmations du prix final et il ne vous répond pas.

Quand après le dépôt vous lui signifiez que c'est la fin, il vous sort une facture de 11000€ ce qui porterait le prix à plus de dix fois celui des prédécesseurs !

Et là, pendant que vous en appelez à la justice du bâtonnier des avocats de Lyon, vous découvrez qu'un contrat en toutes petites lettres dont il ne vous a jamais parlé avait été glissé avec la facture d'un des deux versements dits « provisionnels »

Vous découvrez même à la fin de ces petites lettres que désormais vous vous promettez de lire toujours très attentivement qu'il y a une clause de bonne fin dont il est seul juge et qui lui permet de prélever un gros pourcentage de la part de communauté que le juge vous aura attribué.

Là vous comprenez pourquoi l'avocat lyonnais Nolahcim est si mécontent que vous l'ayez remercié. Vous comprenez alors que ce n'était pas seulement pour une question d'ego qu'il a fait avorter la prise de succession par un confrère.

Vous pensiez que la blessure d'ego c'était la révélation d'informations confidentielles et la reprise de l'argumentation de la partie adverse à son compte permettant de vous calomnier auprès du bâtonnier et de justifier par cette pirouette une décision favorable malgré des actes accablants. Eh bien non, le mobile c'est l'argent, l'enrichissement et ici la rage de voir s'échapper la mainmise à terme sur le fruit du travail d'autrui.

Non seulement le but d'enrichissement mais aussi la méthode perverse en commun

Et c'est là que la ressemblance avec La banque, comme avec mes agences bancaires locales devient troublante. Car au fond, on retrouve la même logique pernicieuse dont on ne sait plus dire si elle est simplement amorale ou déjà immorale mais qui de toute manière n'est ni morale ni constructive. Cela rejoint au fond la démarche du pervers narcissique qui par harcèlement moral détruit sa proie à petit feu.

Acte 1 du harcèlement moral la phase de séduction, acte 2 la phase plus ou moins longue de déstabilisation, acte 3 la phase courte de mise à mort.

La banque ne procède pas autrement, d'abord il s'assure de la confiance de ses clients en étant le meilleur dans une opération avec toute l'attention à l'intérêt du client, ensuite phase 2 il déstabilise ses clients en leur conseillant d'acheter des subprimes pourries ou des bons du trésor de pays européen pendant qu'il vend les siennes/siens à terme et s'assure massivement contre leur baisse, enfin phase 3 il fait baisser les cours et empoche les profits de son pillage.

L'agence bancaire locale n'a pas procédé autrement : d'abord on m'accueille le mieux du monde en m'aidant pour les transferts de virements, ensuite phase 2 on me déstabilise en refusant de me prêter au prétexte que je n'aurais pas convaincu à Brignais et qu'on ne me connaît pas à Vichy et on profit de la situation crée par le refus d'une facilité de caisse pour me mettre à mort dans une fermeture de compte aussi précipitée qu'autoritaire.

L'avocat lyonnais Nolahcim a suivi le même schéma que La Banque : phase 1 en deux heures et deux mails : mise en confiance par souplesse de disponibilité et compréhension du fond à l'accueil, phase 2 sur 6 mois et 60 mails : début de déstabilisation imperceptible avec un premier jet du dossier pour un peu cher, avec des précisions inutiles mais le changement de fond souhaité, puis déstabilisation plus nette avec un deuxième jet franchement orienté temps passé par l'accent mis sur les questions de second ordre, les controverse et sans naturellement informer ni répondre sur les règles de facturation ni sur le temps passé. Phase 3 sur trois jours et quelques mails mais, et c'est là où l'opération a échappé au contrôle du manipulateur, c'est la victime qui provoque la rupture. La mise à mort en phase 3 vient quand même sous la forme d'une énorme facture, une calomnie avec révélations, et l'empêchement de toute succession. Même après la décision puante de collusion de la bâtonnière des avocats de Lyon je ne m'avoue pas vaincu et j'appelle ici à témoin sur les nombreux agissements analogues dont je suis sûr que cet avocat s'est rendu coupable pour le confondre lui. Non vraiment dans mon cas, ni la déstabilisation ni la mise à mort, même si elles étaient bien là n'ont marché. Même les prédateurs les plus forts essuient des échecs !

Conclusion

On ne peut pas parler de délinquance puisque tout, quoiqu'à la limite souvent, est légal. On peut travestir l'immoralité sous le terme d'amoralité en disant qu'il s'agit des affaires et que seuls comptent les intérêts matériels et qu'on connaît la règle du jeu. Mais ce raisonnement est déjà en lui-même très immoral puisqu'il place clairement les valeurs matérielles au-dessus des valeurs humaines et que ce faisant, il entérine une situation d'amoralité généralisée. On peut tenter ces sophismes pour ne pas se mettre trop en opposition avec l'idéologie prédatrice dominante. Mais c'est déjà d'immoralité qu'il s'agit quand on vend ses services pour soi et non pour le client. Mais quand en plus on oriente les choses pour profiter un maximum et préparer la mise à mort là c'est très clairement immoral.

On me dit que l'état de dominant dominé est consubstantiel à la nature humaine. C'est aussi le cas des rats ! (CF Werber encyclopédie du savoir relatif et absolu + Nous les dieux) Mais des peuplades indigènes avaient montré des visages plus naturels que celui des européens en ne tuant que pour manger.

Puisque mon avocat et ma banque tentent de se gaver sur mon dos, je sais la méthode pour renverser cette domination et faire cesser ces abus de position dominante.

Il suffit aux victimes de se rencontrer, de mettre en évidence les mécanismes et de rassembler leurs forces pour les faire changer l'ordre des valeurs et les pratiques.

Donc si vous avez eu à subir les méfaits de cet avocat ou d'agences bancaires, rendez-vous sur les sites www.cheravocat.org et www.banqueaupas.org

 

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