Méfiez-vous de votre banquier

Publié le par Hans Lejarec

Mi 2006, venant de déménager à St Philbert de Grand Lieu (44), ma relation un peu plate avec le CIC – Lyonnaise de Banque de Lyon Lafayette depuis mi 2004 s'était améliorée. A peine arrivé en effet, je me suis vu accorder par l'agence CIC-CIO de Machecoul, un prêt de 21 000€ associé à un prêt de 5 000€ d'Oseo pour le développement de mon activité. Il est vrai que la toute jeune chargée de clientèle qui s'était occupée de moi était la fille d'un employé du groupe où j'avais travaillé 3 ans auparavant et qu'il avait entendu parler de moi. Je n'avais noté cela que comme anecdotique.

En 2007, lorsque j'ai eu un problème de trésorerie, le remplaçant du chef de mon agence, lui-même chef d'une autre agence, m'avait appelé un samedi vers 13h pour m'aider à résoudre un problème d'achat d'un gros billet d'avion professionnel (Total ne voulait pas le payer) et c'est lui qui m'a fait découvrir les termes de « facilité de caisse ». J'ai fait surface de mon problème de trésorerie en trois mois, il ne s'est plus renouvelé et j'ai remboursé ce prêt sur 4 ans sans anicroche. Je pensais avoir trouvé un partenaire financier.

Août 2010. Arrivé à Vichy après un passage de deux ans à Brignais (69), je demande un prêt au CIC-LB du lieu pour la création d'une SARL en préparation d'un développement d'activité, et pour le remboursement d'une dette sociale. Le prêt est de 24 000 € soit 2000€ de moins que celui que je viens de finir de rembourser.

Ce prêt m'est refusé sans aucune explication, juste avant le départ en congé du chef du marché des professionnels de Vichy M Dalençon. J'apprendrai plus tard par son collègue chef du marché des particuliers, M Gouyet que c'est parce qu'on ne me connaît pas dans cette agence et le CIC d'après-lui ne serait pas une entreprise mais une collection d'agence qui partagent une marque et des infrastructures. Ne serait-ce pas plutôt le nouveau craquement de 2007-2008 dans la crise débutée il y a 20 ans qui a produit des effets ramifiés inavouables ?

Je me tourne alors vers l'agence à laquelle je suis toujours domiciliée à Brignais et où on me connaît depuis deux ans mais il renvoie la balle sur Vichy toujours sans explication de fond, sans écrit et en réponse à mes sollicitations.

Fâché, et inquiet d'avoir été lâché par la banque dont je croyais pouvoir faire le partenaire de mes projets, j'écris à la direction générale du CIC – LB à Lyon où je qualifie le mode de décision d'opaque et d'inconséquent. J'y juge les chefs d'agence comme des comme « des salariés nantis plus soucieux de partir en congé que de contribuer au développement de leurs clients ». Pas de réponse de fond de la direction générale.

Juste référence entretien pour me permettre de « vider mon sac » et tenter de me culpabiliser. J'écris au député qui lira ma lettre courroucée en commission dans le cadre des décisions sur la médiation du crédit. J'apprendrai qu'il y a un problème spécifique avec les banquiers de Vichy qui refusent des prêts de base à des artisans pour acheter par exemple une fourgonnette.

Un mois après, des arriérés de charges sociales s'ajoutent à une régularisation d'impôt sur le revenu de célibataire (trois fois plus), au frais de déménagement et au creux d'activité de l'été. Je demande une facilité de caisse et M Ansoud, chef de l'agence de Brignais (69), en joignant les prévisions d'évolution qui prévoient avec certitude un rétablissement de la situation à trois mois. Bien mal m'en a pris d'avoir travaillé en confiance et objectivement. Non seulement, M Ansoud me la fait refuser par sa chargée de clientèle, mais utilisera les informations que je lui ai données pour choisir le moment de trésorerie négative (300€ !) pour justifier la fermeture de mes comptes professionnel et personnel à 60 jours. Nouvelle plainte à la direction générale du CIC-Lyonnaise de Banque à Lyon.

La plainte restera sans réponse. L'intéressé m'appellera quand même à ma demande et m'expliquera que ce sont les termes de « salarié nantis plus soucieux de partir en congé que de satisfaire leurs clients » qu'il a considéré comme une insulte et qui ont justifié sa décision. Tentative de culpabiliser encore. Décidément c'est très en vogue chez les ex DESS de droit (l'autre chef d'agence et l'avocat dans l'autre article). Je pense moi que c'est la morgue et la désinvolture de banquiers à l'ego surdéveloppé par l'effet de l'argent qui transparait dans cette sensibilité à ma description de leur réalité.

Là pour le coup je l'ai insulté, à titre personnel, avec tranquillité, assurance, respect même mais avec le seul mot qui convient.

Le site www.banqueaupas.org comportera bientôt ce témoignage et j'aimerais faire connaître ce site pour recenser les méfaits des banques de macro-économie spéculative, surtout intéressées - à l'image de Goldman-Sachs (Marc Roche – La banque)- par leurs bonus personnels et les fonds propres de leurs entités opérationnelles ; et méprisant les conséquences sur l'économie réelle et cela d'autant plus que cette économie est « micro » avec les conséquences sur ceux qui vivent de leur seul travail.

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