La censure est-elle toujours mauvaise ?

Publié le par Hans Lejarec

Je ne pensais pas être amené à faire un jour à défendre la censure et j'en suis le premier surpris. Cependant, la chanson « la femme grillagée » de Pierre Perret, formidable de qualité comme tous les délices plus ou moins cachés qu'il nous a donné dans sa carrière pose un problème d'Etat.

Le choix du sujet entretient des tensions déjà bien soutenues par le jeu des conservateurs Etats-Uniens dont je soupçonne qu'ils ont un plan stratégique consistant à faire des arabes les boucs émissaires des méfaits du système économique dérégulé aux yeux des occidentaux (méfaits communément et pudiquement appelés « la crise »). Naturellement, l'Europe, plus proche et plus diverse serait plus secouée que les Etats-Unis par un conflit de cette nature. Cette stratégie est, à l'évidence, destinée à continuer à dominer pour s'enrichir.

Funeste vénalité qui nécessiterait au niveau américain, pour que cela puisse devenir mondial, le genre de position qu'avait établie la révolution Française en 1789 avant que l'empire et la restauration ne viennent rétablir en France les habitudes de l'ancien régime sous le maquillage de la république laïque.

Dans ces conditions, la Raison d'Etat doit l'emporter ; et peut-être fallait-il effectivement ne permettre à cette magnifique et juste chanson que de circuler sous le manteau jusqu'à ce que la délinquance en col blanc et la veulerie des élites sur le dos de la république n'aient été calmés. Cette situation déboucherait sur la régulation d'un système économique ouvert et dynamique par la qualité, respectant les individus les sociétés et l'environnement et orienté dans l'intérêt général. Cela bénéficiera à la libération des esprits, des chansons et des plus vulnérables ; celle des femmes grillagées en particulier.

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article